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Contributions au congrès extrordinaire de 2018 - Contribution de Jean-François MORIN

 

 

Contribution à la préparation du Congrès 2018 (section de Montpellier)

 

 

Dans la consultation des communistes pour indiquer nos « choix prioritaires de chantiers et de thèmes », je retiendrai la question concernant la direction du parti. C’est sans nul doute un enjeu majeur, et je le mettrai volontiers en premier. Car la manière dont nous allons traiter le sujet augurera des chances que nous avons de sortir de cette longue période de déclin que nous connaissons.

Notre parti est mal gouverné. La raclée de 2017 est claire, malgré nos 11 héros à la chambre des députés. Elle vient de loin. D’autres camarades le diront dans le débat, plus longuement et plus rationnellement que moi.

Nous avons toujours eu des réticences, peut-être à juste titre, à parler des personnes, de leurs responsabilités, de leurs insuffisances ou de leurs qualités. Sauf dans cette époque ancienne de notre épopée communiste, au temps des exclusions et de leur pendant, la soumission suiviste et conformiste.

Ce ne sera pas manquer de respect que de donner un avis critique, en sachant bien tout ce qu’il y a de dévouement, d’efforts, d’énergie, d’intelligence individuelle et collective chez nos propres dirigeants. Mais après tout, on peut trouver ces vertus à chaque échelon de notre organisation.

La direction du Parti paraît souvent naviguer à vue depuis plusieurs années, notamment en ce mois de novembre 2016, où nous « attendions » les primaires du PS, tout en voulant bien croire que nous pourrions nous arranger également avec Mélenchon. Et du coup, c’est l’ensemble du parti qui a tangué durant cette période. On a consulté, d’abord les cadres, qui ont dit candidature communiste, puis la base qui a dit Mélenchon, à quelques suffrages près. Et nous avons passé le micro à France insoumise (ouf ?).

 

Ces pas de clerc à l’intérieur de nous-mêmes disent que nous avons oublié depuis quelque temps la dynamique du marxisme et la confiance dans nos capacités révolutionnaires (adaptées à notre époque). Deux points qu’il nous faut réhabiliter. Un seul exemple : les « 99% » que nous serions en France et dans le monde, contre les 1% d’exploiteurs ! C’est très court comme analyse, pour un parti qui compte près d’un siècle d’élaboration théorique, mais surtout, cela occulte les multiples contradictions de classes très fortes, et insurmontables en l’état actuel, qui existent à l’intérieur des 99%. Il ne suffit pas de répéter que nous sommes des rassembleurs, que nous devons « retourner » aux couches les plus pauvres. Regardons autour de nous. Avec qui nous travaillons. De telles idées simplificatrices nous empêchent de penser la société réelle. D’autant plus que le système médiatique se mêle de tout et que nous n’avons actuellement ni la capacité ni le talent, ni les porte voix, pour le prendre à contre pied.

 

Nous nous devons de dire aujourd’hui que la direction du Parti et le CEN sont, à la place qui est la leur, responsables de notre effacement. « Il faut changer les hommes et les femmes qui incarnent ce parti », oui, nous devons au plus haut niveau changer de dirigeants et de leaders.

 

 

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