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Contribution de Jean-Louis Marsicek

1)La dernière période a)Au vu du comportement du Parti de Gauche durant les dernières élections municipales il était hautement prévisible que le départ seul en campagne de JL Mélanchon signifiait la même volonté hégémonique de cette force politique que celle qu'elle avait exprimé pendant ces municipales. La direction s'est lourdement trompée en maintenant une volonté de dialogue fondée non pas sur un rapport de force mais sur un effacement du PCF au niveau de la candidature à la présidentielle. Les adhérents l'ont suivi à 53% mais l'insistance de la direction à les mener dans cette impasse n'y est pas pour rien. b) On le sait depuis longtemps: les Législatives entérinent les résultats de la présidentielle ce qui s'est encore vérifié. Il est donc nécessaire:- ou bien d'avoir notre propre candidat président - ou bien de négocier à l'avance simultanément un programme bien sûr ET un plan d'accords électoraux pour les législatives.

2)Notre manière de concevoir l'unité.

Quels qu'aient été les cadres unitaires que nous avons bâti depuis une quarantaine d'années ceux-ci se sont toujours retournés contre nous:Programme commun de la Gauche,CUALS, Front de Gauche.Nous avons constamment "tendu la main" et cette main tendue a constamment été vue par nos partenaires comme l'occasion de nous affaiblir et de diriger le pays sur des programmes en retrait par rapport à nos objectifs. Qui ont été ces partenaires? Il s'est agit à chaque fois des représentants politiques des "petites bourgeoisies" pour faire un raccourci lapidaire qui se percevant "au milieu" de l'agencement des classes sociales et fractions de classes qui composent la société française en déduisent naïvement qu'elles détiennent "la vérité". Ce qui bien sûr ne correspond à aucun des critères de vérité élaboré par l'épistémologie. J'en déduit qu'une alliance-nécessaire- avec les petites bourgeoisie passe par la réapparition de notre conception du monde dans les couches populaires (dont les éléments les plus populaires des petites bourgeoisies)et pas l'inverse,ce qui a constamment été le cas dans les formes d'alliances réalisées jusqu'à présent. 2)"Que Faire?" Alors, faut-il sombrer dans le populisme de gauche? Celui-ci n'est qu'un dangereux raccourci car il peut mener à des formes totalement anti démocratiques. Rappelons nous les paroles de L'Internationale: "Ni Dieu,ni Maître,ni Tribun". Cette réapparition de notre manière de voir dans la société est évidemment le coeur du problème. Elle passe par l'analyse scientifique de la société française actuelle à laquelle nous invite le CN. On sait en tout cas déjà que le développement des forces productives entraine l'autonomisation des travailleurs,autonomisation dévoyée en individualisme par l'articulation de ces forces productives dans le procès de travail. Il nous faut donc pour être entendus prendre totalement en compte ce phénomène. Les propositions du parti doivent être les figures mêmes de la liberté individuelle. Elles doivent montrer que le "commun" que nous défendons est le terreau de l'épanouissement sans limite de principe des ces liberté individuelles,de la créativité de chacun,de sa capacité personnelle à inventer SON bonheur. Le parti lui-même doit être dans cette perspective,exemplaire. "Faire et le faire savoir" Les directions doivent avoir pour but principal de faire surgir l'initiative des adhérents,le sentiment d'attendre "l'arme au pied" est vif avec parfois le soupçon qu'agit au sein de la direction un groupe de liquidateurs. Si l'adhérent est au coeur du parti ,qu'on le fasse savoir,il faut en finir avec cette image du communiste le petit doigt sur la couture du pantalon qui fait le bonheur des mouvementistes et de ceux qui les manipulent. Même les caciques socialiste ont compris ce phénomène qui baptisent leurs tendances "Les Socialstes". Il faut faire savoir que nous sommes des citoyens libres unis par des valeurs dont la réalisation est constamment en débat entre nous,ce pourquoi je réitère également ma proposition de nous appeler le "Parti des Communistes de France". De quoi afficher pleinement notre pratique interne et son évolution vers toujours plus de démocratie et permet aux aspirations qui font naitre les "mouvements" de se réaliser grâce à des règles de fonctionnement claires et évolutives qui les protègent et leur permettent de se développer.

 

Jean-Louis Marsicek.

 

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